Dans l'atelier de l'artiste : comment naît « Écologie du Cosmos »
Derrière chaque objet d'art de l'exposition, il n'y a pas seulement une idée, mais aussi un long processus dans le silence de l'atelier. Nous sommes passés chez l'éco-artiste Sergueï Kojoukhovski pour voir comment les futures pièces prennent forme.
À première vue, c'est le chaos. Sur la table, des microcircuits, des pièces radio, des cartes électroniques, des éléments métalliques. Ce qui est un déchet électronique pour le commun des mortels est une palette pour Sergueï. Entre les mains de l'artiste, ces artefacts technologiques perdent leur utilité et deviennent une part d'un nouveau langage.
Chaque pièce garde les traces de son époque. Ma tâche n'est pas simplement de les assembler en composition, mais de trouver ce point de tension où la technique cesse d'être technique et devient une prise de parole – dit Sergueï.
Dans les objets de Kojoukhovski, il n'y a pas d'éléments fortuits. L'assemblage se fait au niveau du rythme, de la texture, de la logique interne. Les vieilles cartes électroniques trouvent une seconde vie en s'organisant en structures qui rappellent tantôt des cartes du ciel étoilé, tantôt des schémas de trajectoires orbitales. C'est cela, l'artcycling : la transformation des déchets de la civilisation en un art qui fait réfléchir au prix du progrès.
Une attention particulière à l'harmonie. Malgré la technicité des matériaux, on sent dans les œuvres une précision presque de joaillier. Les lignes dures des microcircuits sont adoucies par la plastique de la forme, le chaos des pièces se soumet à la composition.
Le résultat de ce travail minutieux pourra être vu très bientôt.
À voir en vrai : 🚀 15 mars – ouverture au Musée Spoutnik
En attendant, faites défiler le carrousel pour découvrir les détails du processus, d'ordinaire cachés au spectateur 👉🏻